« Je suis écrivaine. Écrivaine – pas professeure, enseignante, banquière, docteure ni quelque autre professionnelle finançant ses activités littéraires à l’aide d’une source de revenu secondaire. Depuis un quart de siècle, je pratique esclusivement l’art de la narration. Ironiquement, alors que mes œuvres sont aujourd’hui plus accessibles grâce à l’Internet, la rémunération que je touche pour mon travail continue de diminuer en raison de l’érosion du droit d’auteur et de la généralisation du piratage. Dans n’importe quelle université, école secondaire ou élémentaire du pays, tout le monde, du concierge au doyen, a droit à un salaire vivable, sauf ceux-là mêmes qui fournissent le contenu pédagogique qui constitue la matière première de ces établissements. Est-ce un modèle acceptable? »

Caroline Adderson, auteure

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Crédit photo: Robert Wozny

« Nous appuyons fermement les efforts de Manitoba Music, de l’Association canadienne de la musique indépendante (CIMA), de Music Canada et d’autres parties prenantes de l’univers artistique pour exhorter le gouvernement du Canada à mettre les créateurs au cœur de la révision annoncée de sa politique culturelle. Le soutien de nos musiciens n’a jamais été aussi important qu’aujourd’hui, surtout si on songe à la récente annonce punitive des services américains de la citoyenneté et de l’immigration à l’effet qu’ils allaient augmenter substantiellement les frais de dépôt du visa I-129 que nous devons nous procurer pour partir en tournée au sud de la frontière. Nous exhortons notre gouvernement à explorer de nouvelles manières de faire et de nouvelles stratégies pour offrir des possibilités économiques aux secteurs canadiens de la culture et de la création puisqu’il s’agit de notre gagne-pain et de la façon dont nous subvenons aux besoins de notre famille. »

Lisa Saunders, musicienne professionnelle, Ashes and Dreams